Blog en suspens…
… mais bonne année quand même à ceux qui s'égarent là par hasard.

Je récupère, via le blog de leur grand-père, quelques images du séjour des bambino au CenterParc de Normandie, en mars dernier. Classées par ordre de… profondeur.







Félix, Micha, Avril, Ida, Charly : c'est la semaine des enfants en promo, à Simiane. Cinq pour le prix de deux !

Avant tous les repas, Ida demande : "Et on va manger dehors ?", à chaque fois je réponds oui, et elle chaque fois elle va le crier aux autres comme si c'était la fête.

Ida, c'est une copine d'Avril très sympa, qui était gardée avec elle par Linda, quand elles étaient petites, avant l'école.

Les petits choux à l'heure des glaces.


La douche entre copines, c'est tout de suite plus drôle.


Atelier de peinture des petits.



Pendant ce temps-là, les grands jouent à la peinture aussi, à leur façon. Et pas seulement les ados.

Vu !

L'attraction n°1 reste toutefois le trampoline.



Le jardin est vert et beau, à cette saison.






Il pleuvine un peu le jour de la chasse à l'œuf, mais bon, les enfants ne sont pas en sucre, eux.






Une jolie photo prise par Félix.

Dernier jour : je réveille les enfants tôt et je les cale dans le camion encore tout ensommeillés.


Les nuages sont très bas, plus bas que la maison des voisins.

On fait une halte en Auvergne, chez les parents d'Ida, dans une autre belle vieille maison d'un autre style.








Suite et fin de nos aventures grecques. Les quatre îles que nous aurons visitées sont soulignées en blanc.

Après une nuit au Pirée, à Athènes, nous repartons sur l'île de Spetses en Flying Dolphin (un bateau très rapide qui vous fait rendre très rapidement votre petit dej si la mer est mauvaise… mais Poséidon est clément avec nous).

Charmant petit port.


Autre genre de paysage : les cactus font place aux cyprès, on pense à l'Italie.

C'est une île aux nombreuses criques sauvages et limpides. S'il faisait plus chaud, on aurait envie de se baigner.



Mais Félix trouve beaucoup mieux à faire des petites criques désertes : du quad, sa nouvelle passion ! Pour tout vous avouer, c'est pour ça aussi qu'on a choisi cette île : parce qu'on nous avait prévenus qu'on pouvait y louer des tondeuses à touristes et qu'elle serait à peu près déserte.

Comme il n'y a personne, je le laisse conduire pendant que je prépare le pique-nique. Il a vraiment l'air de prendre son pied.



La dernière étape de notre périple s'appelle Hydra. C'est une île un peu chic, piétonne, aux toits de tuile. Peu courue en cette saison, comme les autres, mais qui doit être bondée l'été.

Elle tient son nom de la présence de sources, par contraste avec d'autres îles, qui doivent être approvisionnées en eau.

Les chats pullulent dans la ville, et on s'y déplace à dos d'âne, d'où nos rencontres.










Heureux souvenir d'une très jolie balade en front de mer, pour notre dernier soir en Grèce…




On n'est pas tristes, on a envie de revoir les deux Vims et d'aller à Simiane. Mais quand même, quel beau voyage c'était, tous les deux ! On se promet de s'en faire un par an si possible jusqu'à ce que Félix ne supporte plus sa mère…

Après des soucis de connexion, voici la suite de nos aventures grecques.
Nous quittons les rouges falaises de Santorin.

Bonne surprise : le bateau est très gros et stable, donc nous n'avons pas le mal de mer que nous redoutions. Il y a même une connexion wi-fi à bord pour travailler…


Nous arrivons dans l'île de Naxos, hantée par deux figures féminines : Hélène et Ariane.

Hélène qui provoqua la guerre de Troie et, du même coup, l'errance d'Ulysse, à laquelle nous pensons tous les jours, Félix et moi. Mais surtout Hélène ma sœur, car nous foulons là un sol qu'elle aime.

Ariane et son fil, qui sauva Thésée du labyrinthe, lequel lui en fut si peu reconnaissant – on en reparlera plus tard. Et Ariane ma cousine, parce que je reçois de ses nouvelles, et je pense bien à elle ces jours-ci, moi qui suis pour la semaine en tête à tête avec mon Fil à moi, ce petit garçon né avec des points d'interrogation autour de son berceau en guise de bonnes fées…

La vieille ville du port est très mignonne.

Thésée n'a pas dû être dépaysé : nous n'avions jamais parcouru un tel labyrinthe de ruelles : impossible de s'y retrouver, c'est un vrai jeu ! Et, justement, nous apprenons que ce labyrinthe a été conçu exprès pour perdre les pirates. Je veux bien le croire et je vous garantis que ça marche.

C'est une ville nettement moins ripolinée que sur Santorin, plus authentique et moins tournée vers le tourisme, à part sur le port, où les restaurateurs nous hèlent. N'empêche, là aussi, c'est le grand relooking de printemps. Ici, une femme repeint en blanc tous les interstices entre les dalles au sol.



Ci-dessous à droite, on dirait un arbre, hein ?

Eh bien non, c'est la fleur géante d'un cactus géant que l'ont voit un peu partout sur l'île.

La vieille ville est construite autour du "Kastro", l'ancien château dont il reste les fortifications.

Félix comme moi guettons ces panneaux de bois constellés d'agrafes, palimpsestes d'événements locaux par voie d'affiches qui se sont désintégrées avec le temps.


C'était ça, votre cantine, Hélène ?


Il y en a qui traversent la rue sans se soucier du trafic. Je parle de la vigne.

La ville d'Hora (la principale), vue depuis notre hôtel.

La même ville, vue depuis les ruines d'un ancien temple, sur le presqu'île qui part du port. On en revient à Ariane : la légende dit que c'est là qu'elle aurait été abandonnée par Thésée, puis épousée par Dionysos.

Ça ne vous fait pas un choc, vous, d'apprendre que Thésée a abandonné Ariane ? Comment a-t-il pu faire ça ? Réponse : en fait, c'est Dionysos qui le lui a suggéré en rêve, pour pouvoir la récupérer…

Allez, on y va pour la carte postale…


Comme on a loué une voiture, on part explorer le reste de l'île, entre mer et montagne.





Félix devant le temple de Déméter, déesse des moissons, vénérée particulièrement à cet endroit fertile de l'île. Je vous rappelle son histoire ? C'est la mère de Perséphone, enlevée par Hadès, le dieu des Enfers, qui en fit son épouse. Déméter partit à la recherche de sa fille, délaissant les cultures qu'elle protégeait autrefois, et provoquant la famine parmi les hommes.

Zeus intervint pour imposer un compromis : Perséphone passerait désormais six mois sous terre, avec son époux, et six mois dessus, avec sa mère… comme les cultures, enfouies dans le sol six mois de l'année puis florissant au printemps. Cette légende fonde en Grèce le mythe du cycle des saisons.

Par ailleurs, Naxos n'est pas n'importe quelle île : c'est celle où aurait grandi, enfant, le petit Zeus, rien que ça ! La plus haute montagne porte d'ailleurs son nom.



Quelques vues du village de Koronos, bien aimé d'Hélène et Laurent, mais que nous voyons sous un ciel menaçant.




Une salade grecque mangée sur le petit port d'Apollonas.

Les paysages de culture à étages ne sont pas réservés à l'Asie.

Un Félix qui commence à avoir sa dose de villages croquignolets.


On continue néanmoins. Un autre joli village : Aperathos.





Je termine par une recommandation pratique, à qui voudrait visiter l'île : l'hôtel Grotta. A cette saison, pour 35 €, on a une chambre double avec petit déjeuner buffet gargantuesque (une dizaine de gâteaux et de tartes salées maison) dans une salle à la très belle vue sur la mer et accès au jacuzzi + petite piscine, et surtout un personnel plus chaleureux encore que nulle part ailleurs (et pourtant, partout, ils font très fort, les Grecs, en matière d'hospitalité !).
D'abord, un petit tour de notre hôtel d'Oia, que nous aimons beaucoup, Alexander's boutique.

Vous l'avez trouvé dans le dédale ?

Notre terrasse, où l'on nous sert le petit déjeuner.


Une brève visite de l'intérieur de la maisonnette, qui comprend quatre petites pièces.

C'est la première fois que nous dormons dans une grotte, et c'est très cosy. Surtout après un bain dans le jacuzzi sous les étoiles…

La cuisine de Schtroumpf (des neiges), minuscule et toute en arrondis.

Vous aimez le blanc ? Vous aimez le bleu ? Alors je vous emmène faire un tour en ville (toujours à Oia).













Bon, on sort un peu du ghetto de Coréens en lune de miel ?

Comme on ne m'a pas autorisée à louer un scooter sans permis moto, regardez l'engin sur lequel nous circulons ! On s'avale des kilomètres là-dessus, avec pas mal de poussière au passage, et c'est le grand bonheur de Félix. (C'est moi qui conduis, quand même, sauf dans quelques parkings déserts…)

Sur terrain plat, à condition de ne pas se voir dans le miroir d'une vitrine, on a l'impression de chevaucher une Harley. Dans les montées, tout à coup, ça fait plutôt tondeuse. C'est vraiment très drôle…

L'île est une vraie curiosité géologique. Grâce à notre tracteur, nous en faisons à peu près le tour à la vitesse de la foudre de Zeus.




Je suis charmée par le village de Pyrgos, quasi désert, qui surplombe l'île en son centre. Les ruelles forment un vrai labyrinthe, comme souvent, autour de l'église à son sommet.



Je ne me lasse pas de cet emboîtement géométrique nappé de crème fraîche.


Le ciel s'obscurcit. Soudain, on se pèle sévère sur notre tondeuse supersonique. Il est temps de rentrer à la capitale pour trouver un chocolat chaud. (Ici, l'île volcanique que l'on voit de Santorin, rouge et noire quand elle n'est pas à contre-jour.)


Pas grand chose à montrer de Thira, la capitale : c'est quand même pourri de boutiques de touristes, mais il y a une belle balade à faire sur le front de mer, en hauteur. On imagine les fumerolles du volcan.

Encore une nuit dans notre caverne de luxe, puis nous prendrons le bateau pour de nouvelles aventures à Naxos. Le moral est au top !




Quand même, on a vite quitté la capitale pour traverser toute l'île et atteindre le village d'Oia, tout au nord. Touristique, mais on comprend pourquoi : juste magnifique. Un jeu de construction tout en blanc, gris et bleu, repeint de frais à la chaux, avec ses dédales de petits escaliers, ses toits arrondis, ses terrasses qui s'étagent sur la falaise.













Les rues sont presque vides, nous dînons en terrasse dans un adorable restaurant dont le chef concocte un plat de pâtes "spécialement pour Félix" après lui avoir demandé ses ingrédients favoris. Nous sommes les seuls clients, on nous chouchoute. Ils ont fait une fête la veille, une amie a apporté une tarte aux épinards qu'ils tiennent à nous faire goûter, et puis une sorte de porto local délicieux. Quel bonheur d'être ici…
Retour aux plaisirs de l'hiver. Par exemple, faire du vélo dans les grandes allées boisées de Vincennes.



Marielle et Anouk sont avec nous. La course au ballon est la bienvenue pour se réchauffer.





Les filles ne sont pas les dernières à jouer avec les voitures télécommandées.


Construction d'une cabane dans les bois et observation de la faune minuscule.

L'artiste Irina Werning demande à ses modèles, des gens ordinaires, de prendre une pose identique à celle qu'ils ont sur une vieille photo d'eux-mêmes. Elle soigne le décor et le traitement de l'image pour que la seule différence entre les deux images soit la marque du temps sur le corps des modèles. Le projet s'appelle "Back to the future", et c'est bien l'effet que ça fait : revenir à l'époque où, pour ces enfants, leur avenir n'existait pas encore, mais où leur visage portait en germe ce qu'ils allaient devenir. Quelques images de son site.
Lucia, 1956 / 2010

La Negra, 1980 / 2010

Fiona, 1978 / 2010

Cecile, 1987 / 2010

Marita & Coty, 1977 / 2010

Sue, 1977 / 2010

Pour en voir d'autres ou les voir en plus grand : site de l'artiste.
Le dernier gîte où nous séjournons, près de Pointe-Noire, n'a rien d'extraordinaire…

… mais il faut reconnaître que la piscine est bien placée, en surplomb de la mer, dans un jardin très fleuri. Les enfants en profitent tous les jours.





Dernière contemplation de l'océan pour Rémi, qui repart demain, avant nous.

Nous profitons d'être à Pointe-à-Pitre pour aller visiter l'aquarium. Avril devant les requins et les tortues.



Les adieux à son papa…

Heureusement qu'il reste son grand-frère, qu'elle ne décolle pas.


Visite du jardin botanique de Deshaies.





Visez un peu ce banyan géant !

La violence des précipitations délave le sol et l'appauvrit, obligeant les arbres à développer des racines aériennes plutôt que souterraines. Le résultat est magnifique.


Je me régale des curiosités florales. On dirait parfois des fleurs artificielles. Mais, non…





Mes préférées sont les "roses du désert" (Adenium Obesum, originaires du Kenya), aux tiges sinueuses peu feuillues.

Et j'aime beaucoup ces succulentes aussi, dont j'ai oublié le nom.

J'aime bien aussi l'Avrilus Vimardum, originaire d'Europe mais bien acclimatée aux Antilles.

Ici, le marché aux poissons de Pointe-à-Pitre. Les pêcheurs ne sont pas nombreux, ils sont attendus par les ménagères.

Et aussi par le pélicans.

Aujourd'hui, nous faisons une expédition dans un petit bateau à moteur de 10 places pour aller visiter le Grand Cul de sac marin, c'est-à-dire la baie qui est au nord de la Guadeloupe, entre les deux ailes du papillon.


C'est un hors-bord, ça va vite vite vite !

On visite la mangrove, cette forêt flottante constituée de palétuviers qui plongent leurs racines dans la vase, lesquelles dépassent de l'eau.

Cette forêt flottante vue le lendemain depuis l'avion.

Il faut imaginer que c'est là que se cachaient les esclaves qui voulaient échapper à leurs maîtres. Une sorte de maquis flottant inextricable et inconfortable à souhait…

Une étoile brille au fond de l'eau. Le guide descend du bateau pour aller nous la pêcher, juste le temps de l'examiner. On ne pensait que pas que ce serait aussi lourd, gros et rigide. On apprend aussi que ce sont les ennemies jurées des oursins, qu'elles avalent en plongeant une sorte de trompe dans leur anus pour aspirer tout leur système digestif. Au diable la poésie, bienvenue dans la vraie vie !

Le midi, nous pique-niquons sur l'îlet Caret, un minuscule îlot de sable blanc très prisé. Au loin, Basse-Terre sous les nuages.

Aujourd'hui, le temps est couvert et l'îlet est couvert aussi (de monde), mais quand on tape son nom sur Google, on voit qu'il ressemble à ça. Une photo aérienne qui permet d'apprécier la clarté et la faible profondeur des fonds, protégés par la barrière de corail. Notre guide nous emmène non loin de là (mais quand même loin des gens) pour faire une "randonnée sous-marine", c'est-à-dire une balade avec palmes, masques et tuba au cours de laquelle il nous montre une foule d'animaux, y compris une langouste qui me marche sur les pieds. Absolument fascinant ! Mais je n'ai aucune image à vous montrer…

Un iguane sauvage croisé sur une plage. Assez impressionnant quand il déboule d'un buisson juste devant vous. Ça ne fait pas du tout le même effet que dans un zoo !

Et puis vient le jour de rentrer. Malgré le climat, on n'est pas mécontents à l'idée de retrouver notre chez nous. Félix et moi, nous rêvons de notre couette bien moelleuse, après ces nuits moites, dans le bourdonnement de la clim et des moustiques, entortillés dans des draps lourds d'humidité tiède et dans une moustiquaire qui valdingue. Il faut bien se motiver !

Dernière vue sur les montagnes dites des Mamelles. Il faut vous faire un dessin ?

Les Saintes vues du ciel (pas les canonisées).

Bye bye, Guadeloupe, on t'a bien aimée.

Moment magique où l'on passe juste au-dessus des nuages, là où il fait toujours beau.

Je termine par un truc qui nous a fait rire. Ne le dites à personne là-bas, mais, comme le créole est une langue orale à l'origine, c'est difficile de ne pas sourire quand on le voit écrit. A moins que ce soient finalement les tournures alambiquées du français officiel les plus drôles, quand il suffit de dire "Tansyion !"
Cliquer pour agrandir et pouvoir lire la comparaison entre les instructions en français et en créole.
"Pa kasé, pa sali !" Ça restera une blague entre nous. Comment être plus clair et plus bref, dans les instructions aux enfants (timoun) ?
Avant de poursuivre mon récit, je vous mets une carte de la Guadeloupe pour situer. L'île principale est en forme de papillon. L'aile droite, c'est Grande Terre, une île assez plate, où il fait souvent beau et où sont situés tous les grands complexes hôteliers (ces trois données étant liées). Les communes les plus courues sont Sainte-Anne et Saint-François, situées sur un axe routier perpétuellement bouché, mais censées posséder de belles plages de mer calme… et bondées. A gauche, au contraire, c'est Basse Terre, pas si basse que ça, puisqu'elle est au contraire montagneuse (le volcan de la Souffrière, les Mamelles…), d'où un climat plus nuageux, une végétation de type jungle tropicale… et beaucoup moins de touristes.

C'est dans cette moitié gauche que nous avons choisi de loger. Il y a de belles plages aussi, mais moins turquoise, parfois dangereuses à cause des vagues et moins fréquentées. Nous avons logé à Deshaies, en haut à gauche, puis à Bouillante et à Pointe-Noire. Sauf pour prendre le bateau vers les Saintes, en bas, puis vers Marie-Galante. Et je vous parlerai aussi du Grand Cul-de-sac marin, au nord.

Après notre séjour aux Saintes, nous retournons sur Basse-Terre pour loger à Bouillante dans ce qui restera notre lieu d'hébergement préféré : l'habitation Massieux. C'est une ancienne demeure de planteur de café datant de 1650 et classée aux Monuments historiques.

On peut y séjourner dans des chambres d'hôtes…

… ou, quand on est quatre, comme nous, louer à la nuitée l'écolodge enfoui non loin de là dans le jardin touffu.

Ici, point de plage ni de piscine, on est sur les hauteurs fraîches et dans la jungle ! L'endroit nous séduit tous immédiatement. On se croirait dans Out of Africa, ça nous donne envie d'aller séjourner dans des lodges africains…

Les oiseaux viennent tout près, on dort toutes fenêtres ouvertes sur les mille bruits de la forêt. Sheeta se pointerait au balcon qu'on ne serait pas surpris.


Une jungle bien domestiquée, tout de même, avec meubles et vaisselle anciens, parcours en bois pour se promener pieds nus dans le jardin, jolis éclairages…

Tout est pensé pour être beau dans les moindres détails : robinets, draps anciens brodés lavés et repassés à la main par la propriétaire (une ancienne styliste), moustiquaires plus douces qu'ailleurs, belles matières, cuisine sur la terrasse cachée derrière des rideaux de bambou, punch à volonté dans le frigo…

On n'a plus envie de partir ! Certains y passent toute la journée. En outre, du jardin, on peut descendre se baigner dans un ruisseau aux eaux laiteuses d'argile douce. Vraiment notre plus belle adresse, que nous recommandons à tous les lecteurs de ce blog.

Il y a aussi une "case aux amoureux", pour deux, complètement cachée, construite avec les poutres de l'ancienne cathédrale de Basse-Terre et entièrement meublée comme autrefois. Et on ne vous raconte pas la délicieuse cuisine du maître des lieux, qui fait table d'hôtes certains soirs ! Röstis de fruits de l'arbre à pain, purée de giraumon, espadon aux baies roses, tarte coco maison…

Pendant que Rémi et Avril restent au lodge jouer à Tarzan, Félix et moi, nous avons réservé une demi-journée d'aquarando avec un guide. La sortie commence par une marche d'approche dans la jungle, au cours de laquelle nous apprenons à reconnaître les végétaux du coin (notamment la vanille et le cacao).
Instant mémorable : Philippe réussit à nous convaincre de goûter aux termites ! On gratte un peu une termitière suspendue, les insectes sortent (de la taille de fourmis), on met le doigt, ils montent dessus… et hop ! dans la bouche. Curieusement, ce n'est pas mauvais. Ça a un petit goût de noisette fumée.
Ensuite, on descend à pied dans le torrent, ou parfois à la nage, selon la profusion de l'eau. Les plus courageux se lancent dans les toboggans naturels, dont le plus remuant, surnommé "la machine à laver", qui nous retourne dans tous les sens. Mais le clou final, c'est le saut d'Acomat. Sur la photo ci-dessous, nous arrivons par le haut. Alors, il faut bien sauter ! Vous distinguez le petit bonhomme ?

Je zoome : le jeu consiste à faire confiance à son guide, à se laisser glisser sur la roche, pour finir par un saut de quelques mètres dans l'eau pas trop froide. Euphorisant !

On y retourne avec Avril, mais pas le bas, par un chemin plus cool, pour patouiller dans l'eau vive chargée de petits cailloux d'argile avec lesquels on peut se faire du maquillage.

Ensuite, on reprend le bateau pour aller passer trois jours à Marie-Galante, grande île calme et peu touristique. On commence par la plage d'Anse Canot, qui avait tant plu à Antoine, Noé & les enfants. Et on comprend pourquoi…

Admirez la pureté des bleus !



Nous logeons dans un autre lieu que je vous recommande, et dont, cette fois, je n'attendais rien (donc une bonne surprise) : l'hôtel du Soleil Levant, à Capesterre. Exposé plein sud-est avec une vue immense sur la mer, il porte bien son nom et réjouit les lève-tôt comme moi.


Avril se lie d'amitié avec Diwan, le fils d'une employée qui joue ici toute la journée et qui lui fait penser à Aloïs… en noir !


Curieusement, l'hôtel est quasi désert, on se croirait hors saison. Nous avons donc les deux piscines pour nous seuls, c'est royal.


Ici, jeux de ballon dans l'eau et, au premier plan, l'arbre à pain.

Avril nage de plus en plus vite en nage indienne, sur le côté. Mais où es-ce que tu as appris ça, bichette ?

Réponse : dans Peter Pan ! C'est comme ça que nagent les filles.

La piscine au soleil couchant, et même au-delà, à la nuit tombée, ça le fait aussi.

Pourtant, la plage de Capesterre, la Feuillère, au bas de la route, est très belle.





Mais, comme le temps est au beau fixe, on y a presque trop chaud. Ici, dans un lolo du bord de plage, où on a juste envie de fondre dans un hamac avec un ti-punch tellement il fait two chaud pour twavailler (car je dois bosser un peu, ces jours-ci, malgré le décor).





Tout est beau et chaud, mais les enfants se lassent un poil de la mer. Parfois, ils ne veulent plus se baigner, déjà blasés. Bon, je les comprends, il ne faut pas trop me demander de faire l'avocate des vacances à la mer, hein…

Par hasard, alors que je cherche une expo d'artisanat dans un autre hôtel, nous tombons sur un baby-foot qui fait oublier la plage aux garçons. Mémorable partie qui dure presque tout l'après-midi !




Bientôt, d'autres enfants arrivent, on fait des équipes et des paris, le match devient encore plus palpitant.

Il faut dire que c'est le week-end et qu'une mamie créole fête son départ à la retraite dans le hall de l'hôtel, transformé pour l'occasion en salle de banquet dansant, animé par un groupe de zouk. Le rhum coule à flots, les mamies endimanchées dansent en riant, les petits nous rejoignent…

Avril essaie de s'intéresser au foot…

… mais elle alterne avec des allers-retours au bal, pour aller voir jouer l'orchestre, et le démon de la danse revient. Pour s'imaginer cette scène, mieux vaut donc cliquer sur la bande son.

C'est parti pour un solo endiablé.

On reprend le bateau pour rentrer à Basse-Terre, avec un beau coucher de soleil à l'arrivée.


Nous embarquons à Trois-Rivières pour une traversée d'une petite demi-heure qui nous emmène aux îles des Saintes, au sud de la Guadeloupe proprement dite.

La baie est considérée comme la troisième plus belle du monde, après celles d'Halong et de Rio. Bon, c'est ce qu'on dit…

N'empêche, par rapport au reste de la Guadeloupe, on se sent vraiment ailleurs. Les maisons sont différentes : très colorées et fleuries.




C'est une destination touristique, mais on comprend pourquoi. Le village est vraiment adorable, malgré les nombreuses boutiques de souvenirs autour de l'embarcadère.


La spécialité locale, en matière d'architecture, ce sont les dentelles de bois sous les toits.




Partout, des couleurs, au murs, dans les jardins, sur les bateaux…








Un arbre sans feuilles aux fleurs extrêmement parfumées. On dirait du magnolia. Est-ce possible ?

Très peu de voitures sur l'île : les gens se déplacent plutôt en scooter (ce qui est assez pénible et bruyant, d'ailleurs, quand on reste piéton). On prend notre courage à deux tongs et on marche jusqu'à la plage de Dompierre.


C'est une vraie plage de carte postale, la première fois que nous voyons autant de cocotiers.


Mais, ce qui plaît le plus à Avril, c'est qu'on trouve aussi, sur la plage, des biquettes, des poules et même des chats.



Notre hôtel, Lô Bleu, est un peu décevant parce que j'en espérais beaucoup (la plage sur laquelle il donne n'est que celle du port, où il est déconseillé de se baigner).

On a quand même une belle vue…



En fin de journée, on se fait le soleil couchant sur une autre plage plus près : l'anse du Figuier.

Une plage pas très sexy, au sable foncé… mais complètement déserte. C'est l'heure où la plupart des touristes ont pris le bateau du retour, et puis il fait moins beau.


Les enfants sont surexcités.

Félix nous régale d'un one man show dont vous n'aurez que les images.






Et les garçons terminent par une mémorable bataille de fleurs sur la plage, le jeu consistant à la ponctuer d'insultes fleuries.

Le lendemain, cap à pied sur une autre plage, à l'autre bout de l'île : celle du pain de sucre (2 km). C'est l'eau la plus transparente qu'on ait eue jusqu'alors : l'occasion de chausser palmes, masques et tubas.


Déjeuner de salade en hauteur sur la terrasse du minirestaurant de Jaques Boone, un vieux bourlingueur qui a publié le récit de sa vie de voyages en mer, qu'il termine ici en compagnie d'une jeune noire qui le mène à la baguette. Ils ont construit ici des gîtes où il doit faire bon séjourner. En dessert, la spécialité des Saintes : le tourment d'amour (gâteau fourré coco, banane ou goyave).

Un détour ensuite par ce qui sera notre plage préférée : celle de Crawen, un peu plus loin.

Une plage vraiment sauvage et déserte où nous nous régalons dans les vagues avec l'impression de jouer aux Robinson, tout au bout de l'île.


Le sable est noir ; les enfants jouent à m'en recouvrir les jambes, jusqu'à ce que l'eau monte et nous lave.





Le retour est difficile. Au total, pas loin de 5 kilomètres en tongs. Grave erreur ! Me voilà écorchée pour le reste du séjour, et le sable colle aux plaies…

Le lendemain, nous rendons visite à des Canadiens qui ont investi un drôle de lieu, des ruines à ciel ouvert transformées en repaire de kayaks.

Mais pas n'importe lesquels : des kayaks de mer entièrement transparents, grâce auxquels on peut observer les fonds sous-marins.

Jolie balade de deux heures le long des côtes. Avril prend très au sérieux la mission que lui a confiée Sylvie : elle a une petite fiche plastifiée montrant les coraux, poissons, oursins et végétaux qu'elle est censée repérer. Du moins, quand elle me laisse ramer !

Quand on arrive à stabiliser le bateau, on voit de belles choses au fond, surtout des coraux et de très gros oursins.





Sauf que mes photos n'ont pas été prises ce jour-là, mais plus tard, à l'aquarium de Pointe-à-Pitre !
Et puis on reprend le vrai gros bateau pour rentrer sur Basse-Terre, avec regret. Îles des Saintes, on vous regrettera…

Cette année, nous avons décidé de raccourcir l'hiver par un séjour en Guadeloupe. Nous commençons par quelques jours à Deshaies, sur Basse-Terre : nous avons loué une minivilla au "Jardin des colibris".

Prendre son petit dej sur la terrasse au mois de février, c'est complètement dépaysant.

La première petite plage que nous visitons, sur les conseils de nos hôtes, est celle de Leroux. Adorable et bordée d'une végétation qui laisse déjà imaginer la jungle du cœur de l'île. En petit, dans le bleu, ce sont Rémi et Avril.


Félix les rejoint en slalomant entre rochers et coraux (à droite).

L'eau est chaude et bleue, la plage quasi déserte : une vraie carte postale.





Félix pensait qu'il n'aimait pas la mer. Il découvre qu'il n'y fait pas forcément froid. Du coup, on ne peut plus l'arracher aux vagues, qu'il découvre avec bonheur.

Avril a des jeux plus calmes : le sable et l'écume des vagues finissantes lui suffisent souvent.


Le midi, on mange dans un petit lolo, sur le port de Deshaies. Un tour sur la jetée pendant que le cuisinier lave le poisson sous le regard de Félix.


Le créole manque souvent d'r…

Après une sieste et un ti-punch, on retourne à la plage pour le coucher du soleil, cette fois sur Grande Anse. Là, c'est ce qu'on voit depuis la plage, derrière les dunes.

Et ça, c'est la moitié gauche de la grande plage. Zéro béton, presque personne sur la plage : je suis impressionnée par le côté encore "sauvage" des lieux.


On y reste jusqu'au coucher du soleil. Les enfants sautent de joie, littéralement.


Magnifique, paisible, tiède moment… Quelle merveilleuse première journée !

Mais où sont tous les touristes ?

Le lendemain matin, nous nous levons très tôt (aidés par le décalage horaire) en prévoyant un pique-nique de petit dej sur la plage de la Perle. Elle est très belle, elle porte bien son nom… mais la pluie nous surprend. Du coup, nous en profitons pour aller complètement à l'opposé, sur Grande Terre, voir la pointe de la Vigie, que nous avaient recommandée Noémie et d'autres personnes du Jardin des Colibris. Et surtout la plage du Trou d'enfer. Là-bas, il fait très beau et l'endroit est impressionnant : les vagues se déchaînent à l'horizon…

… il y a même tout au bout le légendaire "trou de Madame Coco", gouffre effrayant où une amoureuse éplorée se serait suicidée, ce qui marque beaucoup Avril…

… mais, à mesure que le bras de mer s'enfonce dans les terres, l'eau devient plus calme.

Pour finir complètement sereine et transparente au bord de la plage. Et chaude, car elle est peu brassée par l'océan.

Nous faisons l'expérience de nous baigner puis d'aller manger au lolo de la plage sans même avoir besoin de nous sécher : la traversée de la plage suffit, et on mange en maillot de bains (à retenir là-bas : les glaces coco maison, avec du vrai lait de coco crémeux, arrosées de vieux rhum).

Et puis retour sur Basse-Terre, pour goûter un autre rhum et une autre plage : celle de Petite Anse (oui, le programme est assez répétitif, je vous l'accorde).

Mais certains parmi les juniors, comme vous le voyez, ne s'en lassent pas.





Troisième jour, on change un peu : on s'enfonce dans le milieu de l'île pour visiter le parc zoologique des Mamelles.


Une partie de la visite se fait sur des passerelles suspendues très, très haut. Je pense à Tarzan et surtout à Jane. A sa place, j'aurais sans doute rendu mon quatre-heures.

Ci-dessous, une fleur de banane et des ratons-laveurs qu'Avril aimerait bien adopter.

Je suis fascinée par les colibris, que vous connaissez sans doute comme étant les seuls oiseaux capables de faire du sur-place, voire de voler à reculons. Et, si vous ne voyez pas les ailes sur les photos, sachez que c'est normal : ils effectuent 80 battements d'ailes par seconde !


Félix, ici devant les singes, est en mode "enthousiasme maximal".

Le soir, pour changer, on s'offre un nouveau coucher de soleil sur Grande Anse. Les longues ombres sur le sable sont celles d'Avril et moi. Et vous noterez la foule…

Ce soir, les vagues sont assez grosses. Trop pour Avril et moi, qui restons sur le rivage, mais les garçons s'en donnent à cœur joie.



Rémi apprend à Félix à plonger dans la vague ou à se laisser porter par elle. Il n'a plus du tout peur. (C'est juste moi à qui ça tord le ventre de le voir blackboulé).

Un petit diaporama sera plus parlant…

Avril, après avoir bien dessiné dans le sable, part explorer l'extrémité rocheuse de la plage.




Et moi je termine ce message par une photo qui résume la bonne humeur ambiante. Le prochain message racontera notre séjour sur les îles des Saintes…

Comme pour un mariage indien, berbère, chinois ou que sais-je, le week-end entier est dédié à la fête : celle de l'anniversaire d'Avril. On commence le samedi après-midi avec les amis qui n'ont qu'un chiffre à leur âge.
Costa, Zéphir, Zoé, Lily, Eloïse, Avril, Hector… et puis Ida et Inès, qui arriveront un peu plus tard.

On joue d'abord au Pictionary sur un papier magique où on écrit avec de l'eau, qui s'efface après quelques minutes. Puis il y a une pêche à la ligne, un petit bal, des jeux de ballons de baudruche… Marie-Agnès et Félix sont de précieux animateurs.

On a fait, le matin, un super gâteau Barbie.

Les gars trouvent que ça fait "trop fille" et qu'ils n'aiment pas les gâteaux roses. Qu'à cela ne tienne, je dégaine un Papy Brossard (de toute façon, le goûter ne les intéresse pas des masses, ils veulent JOUER), et on garde Barbie pour les grands.

Un petit diaporama du jeu de la statue, à partir des photos envoyées par Sophie F., la maman d'Inès.

Ensuite, pour l'apéro, c'est l'arrivée des amis avec un âge à 2 chiffres : Aude, Thomas, Alexia, Hervé, David, Sophie, Amélie, Véronique, Sandrine… sans compter Micha et les trois bébés (Justine, Maya et Mélissandre).

Ci-dessous, la meilleure copine Eloïse dans sa robe magnifique.

Et voilà ce que donne la princesse après une dizaine d'heures de fête…

On remet ça le lendemain avec la famille.

Crêpes party pour le dimanche midi.

Et encore des cadeaux, des cadeaux, des cadeaux…


(Merci à Marie-Agnès, Alexia et Sophie F. pour les photos.)
– Elle m'a fait un accent.
– Un accent ?
– Oui, avec une piqûre. Regarde mon pansement.
– Je vois.
– J'ai peur que ça fasse mal quand on va l'enlever.
– Sur le bras, ça ira, c'est un endroit qui ne fait pas trop mal.
– T'imagines si elle m'avait fait un accent sous l'œil ?
– Un vaccin, ma biche…
La conversation du goûter tourne autour des signes astrologiques. On explique succinctement à Avril que c'est un signe qui dépend du jour où l'on est né.
– C'est pour ça que moi je suis berceau ?
Félix : – Venez par ici, ma petite dame !
Avril : – Hey ! J'suis pas petite !
Félix : – Tu te prends pour une grande dame ?
Avril : – Je veux que tu dises : Venez par ici, ma MOYENNE dame !