Dimanche archi
Aujourd'hui, pour changer, on va en banlieue ouest, à Poissy.

Avril est ravie de changer d'air : pendant que je déguste une crème brûlée à la rose, elle se commande un petit pastis.
Mais qu'y a-t-il donc à Poissy de si intéressant ?

La villa Savoye : une maison individuelle conçue par Le Corbusier en 1930, pour un couple de particuliers qui lui avait donné carte blanche. Elle est devenue un manifeste des grands principes de l'architecte :
• construite sur pilotis,
• avec un toit terrasse,
• des grandes surfaces lisses
• et des bandes de fenêtres horizontales ininterrompues.

La maison a été classée monument historique en 1964 et aujourd'hui elle se visite.

Un peu massive et austère de l'extérieure, elle se révèle fascinante de complexité à l'intérieur.

La pièce principale, immense, est pourvue de très grandes baies vitrées coulissantes qui ouvrent sur une grande terrasse en hauteur, encadrée de murs mais très lumineuse. Forcément, on pense beaucoup à la future maison d'Antoine et Noémie…

De tous les points de vue, la géométrie des formes et des lignes est parfaite.

Difficile d'en faire le plan… Mais vous reconnaissez au moins les fauteuils, j'imagine !

Allez, je laisse Avril vous faire visiter : elle l'a explorée de fond en comble.

L'escalier en noir et blanc, très graphique.

Le placard suspendu séparant la cuisine, qui s'ouvre devant comme derrière, pour se faire coucou (et on ne s'en prive pas).


Le toit terrasse à étages, percé par endroits pour donner des puits de lumière dans les pièces dessous.

Deux photos que j'aime bien de la minette exploratrice.

Des vitrages en fines rayures et des murs en a-plat de couleur mate, pile comme on aime.


Une cheminée centrale dans la pièce mais intégrée dans le prolongement d'une table, et une chaise de repos en mosaïque dans la salle de bains, au bout du bassin carrelé en guise de baignoire.

Bref, pas mal de bonnes idées !

Retour à la nuit tombée.

Encore une tour Eiffel en passant, parce qu'on l'aime bien quand elle scintille (la photo est de Rémi pendant que je conduis).

On récupère le Filou chez son papa, et la journée se termine par une double chevauchée.
